Pourquoi ce blog ?

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Pour deux raisons. Je ne développerai pas ici et pose ces conclusions comme des hypothèses, quoique je les crois matériellement fondées et justifiables.

1- le sentiment Poursuivre la lecture « Pourquoi ce blog ? »

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C’est ainsi que la masse des hommes sert l’État, non pas essentiellement comme des hommes, mais comme des machines, avec leurs corps. Ils sont l’armée permanente et ils sont la milice, ils sont les geôliers, les gendarmes, les citoyens nommés représentants des forces de l’ordre, etc. Dans la plupart des cas, il n’est fait absolument aucun exercice du jugement ou du sens moral; ces hommes se mettent au même niveau que le bois, la terre et les pierres; (…). Ils ne valent pas plus, et pas moins, que les chevaux et les chiens. Et pourtant ces hommes-là sont souvent des citoyens estimés. D’autres – ainsi que la plupart des législateurs, politiciens, hommes de loi, ministres et fonctionnaires – servent l’État essentiellement avec leur tête ; et, comme ils ne font presque jamais de distinctions morales, ils sont aussi susceptibles de servir le Diable, sans le vouloir, que de servir Dieu. Quelques très rares, comme les héros, les patriotes, les martyrs, les réformateurs au sens noble du terme, et les hommes, servent l’État aussi avec leur conscience, et passent de ce fait le plus clair de leur temps à résister à l’État, qui les traité donc fréquemment en ennemis. Un homme sage n’accepte d’être utile qu’en tant qu’homme; (…)

Henry David Thoreau, La désobéissance civile, Gallmeister, 1849, pp. 8-9.

Daniel #Cohen, le pessimisme du « c’était mieux avant »?

L’ouvrage de Daniel Cohen, Daniel Cohen, « Il faut dire que les temps ont changé… » Chronique (fiévreuse) d’une mutation qui inquiète, connaît un certain succès.

A l’évidence, ce livre (que je n’ai pas encore lu) comporte indubitablement (pour les différentes recensions, que j’ai lues en revanche) de nombreux faits et développements très justes.

Toutefois, il s’en dégage comme une tonalité catastrophiste et désemparée: la raison de son succès?

Daniel Cohen, « Il faut dire que les temps ont changé… » Chronique (fiévreuse) d’une mutation qui inquiète, Albin Michel, 2018. 224 p., 19 €.
Pour un exemple de recension: Christian Baudelot, « Un économiste tire la sonnette d’alarme », La vie des idées, 29/10/2018.